dimanche 11 avril 2021

Courrier adressé aux écoles d’urbanisme & architectures Section "Ville et Territoire" Mardi 6 avril 2021

Courrier adressé aux écoles d’urbanisme & architectures Section "Ville et Territoire" 

Mardi 6 avril 2021 


« L'ARALB est une jeune association qui fonctionne depuis 4 années. Ses statuts portent sur la qualité de vie des quartiers de Nantes Erdre.


L'ARALB sollicite une assistance à la maîtrise d'usage (AMU) portant non pas sur un bâtiment ou un ensemble de bâtiments mais sur une zone large et bien connue; les pourtours du stade de la Beaujoire à Nantes.


Le but de cette AMU*: 

Que les propositions de l'ARALB soient effectivement discutées avec Nantes Métropole (NM) et la ville de Nantes. 


Les objectifs sont déclinés ainsi :

  • Établir un livrable décrivant un aménagement techniquement et légalement réalisable pour le communiquer à NM et la ville de Nantes. Cette proposition pourrait s'appuyer  entre autres sur les différents travaux regroupant les perceptions des riverains et usagers de cette zone ainsi que leurs besoins et envies.

  • Permettre aux adhérents de l'ARALB de s'approprier par l'expérimentation les bases d'une maîtrise d'usage.

 

L'ARALB est consciente que l'initiative ne vient pas de l'aménageur mais bien de citoyens, riverains, habitants et usagers d'une zone. L'ARALB pense néanmoins que cette initiative permettra une augmentation des compétences des différentes parties prenantes. Nous pensons que vos étudiants pourraient y trouver un terrain de développement utile à leurs futurs exercices.

 

Qu'est ce qui motive cette demande?

 

Lors de discussions, échanges et efforts pour participer activement à la vie de leurs quartiers, les membres de l'Association des Riverains et Amis de la Beaujoire constatent que l'aménagement des quartiers Nantes Erdre interdit en pratique une réelle participation des habitants et usagers. Ainsi l'ARALB est empêchée d'agir comme l'envisage ses statuts. Voici les mécanismes auxquels se confrontent les adhérents.

 •  Le fractionnement.

Les habitudes de morcellement des autorisations à bâtir. Chaque projet pris individuellement peut paraître raisonnable pour les observateurs. Mais pour les quartiers Nantes Erdre une densification importante est en cours sur des zones qui jusqu'à il y a peu bénéficiaient de potentielles parcelles d'aération. Actuellement l'urbanisation de Nantes Erdre se fait essentiellement par une compilation de remplissages de toutes les zones "non bâties".

•  Les calendriers.

Toutes nos démarches pour influencer l'aménagement de notre lieu de vie sont systématiquement retoquées au prétexte que nos propositions, revendications portent sur des zones pour lesquelles les décisions ont été prises depuis longtemps. En même temps, notre association et d'autres constatent qu'il est extrêmement difficile d'être sollicité pour des réflexions sur des aménagements futurs. Ainsi nous, habitants et usagers des quartiers Nantes Erdre, sommes pris en tenaille entre des décisions soit disant impossibles à repenser et des réflexions sur les futurs aménagements dont la publicité est inaccessible aux quidams et semble réservée à quelques professionnels.

•  La complexité

Le PLUm et autres documents régissant les aménagements sont normalement disponibles. Mais il existe une quantité impressionnantes de règlements dont l'objectif est d'appliquer la politique nationale et locale d'aménagement. Ce fonctionnement se révèle simplement inaccessible pour les personnes ne disposant pas nécessairement de compétences ou de disponibilité ad hoc. Ainsi l'ARALB et d'autres associations d'habitants affirment ne pas être mis en mesure de comprendre et donc d'anticiper l'impact des aménagements décidés par les autorités. L'ARALB peut confirmer que rien n'est fait pour rendre réellement intelligible ces politiques d'aménagement. Les modernes démarches participatives fréquemment misent en avant semblent manquer leur cible.

•  La communication

Nous notons aussi que notre association n'a pas les moyens d'être entendue faute de capacité de communication qui permette de questionner l'opinion publique.  La ville et la métropole mobilisent pourtant  de nombreux moyens de communication. Ces derniers ne laissent pas l'opportunité à des idées diverses de s'exprimer. Cela s'explique notamment parce que les opinions contradictoires ne peuvent simplement pas se construire vu les éléments ci-dessus. Par ailleurs, les communications sont pour l'essentiel des informations descendantes relatives à des projets consolidés et ne pouvant plus être légalement questionnés. »

*AMU, sa mission : “permettre de favoriser l'appropriation des occupants vis-à-vis du processus constructif et de l'Espace, et de concilier durablement confort, sobriété et qualité dans les projets par une réponse plurielle à de nouvelles façons d'habiter"


https://www.reseau-amu.fr/publications : « Livre blanc AMU »

 

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