samedi 2 avril 2022

Cinéma des Perrières à la Chapelle sur erdre - Le projet a été modifié, le bois parait préservé et la zone humide protégée :)

 

  
 
 
 

Babinière, la prairie et la zone humide du Gesvres avant sa destruction partielle pour le Cetex.

Proche du Creps et des travaux hors normes sur le périphérique tout proche, le massacre de la nature continu dans le secteur. Présence de biches, de renards, de chiroptères, d'oiseaux, de reptiles, de sangliers, de lapins, d'écureuils, d'espèces protégées voir menacées. Des chênes plusieurs fois centenaires. 

La nature en ville tant vantée par Nantes Métropole est là. On va pouvoir en créer un paquet d'oasis de biodiversité et de bienpensance pour "compenser" la destruction, façon puzzle, de la zone humide.

Dans le fameux "eviter " réduire " "compenser", le choix de l'évitement n'a pas été la priorité, ni la réduction, que dire de la compensation véritable miroir aux alouettes.

 





 

samedi 19 mars 2022

CETEX NANTES BABINIERE - Nos avis déposés le 20 mars 2022

 

Nantes, le 16 mars 2022


Madame la commissaire enquêtrice.


Dans ses statuts l'Association des Riverains et Amis de La Beaujoire (ARALB) décrit agir pour la qualité de vie des quartiers qui composent Nantes Erdre, ainsi que sur les aménagements qui influencent cette qualité de vie. Le projet de connexion des lignes de tramway 1 et 2 impactera le quotidien des habitants. C’est pourquoi nos adhérents ont souhaité s’intéresser aux projets liés à cette connexion. L'ARALB a par exemple participé à une balade urbaine en mai 2019 organisé par NANTES METROPOLE autour de ce projet.


Nous souhaitons d'abord remercier la SEMITAN qui a joué son rôle dans sa délégation de maîtrise d'ouvrage et a correctement informé les parties intéressées.


Voici les observations et propositions des adhérents de l'ARALB :


Observation n°1 : concernant les impacts sur l'environnement du projet de CETEX


Nous rejoignons les commentaires de la MRAe et du CNPF pays de la Loire. Nous constatons la destruction de zones naturelles et forestières de haute valeur. Les arguments techniques donnés par la SEMITAN sur la longueur des nouveaux véhicules rendent cohérente l'argumentation technique. Notons au passage que Nantes Métropole a fait ce choix de rames de plus grande longueur au détriment d'autres optimisations techniques pour une même capacité de transport. Ainsi l’évitement évoquer dans la démarche Eviter Réduire Compenser (ERC selon l’article L.122-3 du code de l’environnement) ne semble pas avoir été retenue.


Nous notons aussi sur le projet de CETEX que la densité des bâtiments proposé par AIA Architectes (architectes mandataire) n'est pas économe en surface imperméabilisée. Clairement, elle utilise une grande surface pour ne pas dire toute la surface disponible !


Nos adhérents s’interrogent sur l’impact en cas de fortes pluies et les risques d’inondations engendrée par de telles surfaces imperméabilisées ; et sur l’impact carbone avec la destruction d’une zone humide, celle-ci fixant le carbone et faisant office de zone tampon en cas de fortes pluies.


Ainsi l'aspect réduction de l'impact nous semble mal considéré par ce projet.


Nous constatons que le projet de CETEX est apparu tardivement dans les démarches de consultations liées à la mobilité.


Nous nous interrogeons aussi sur les aspects cumulatifs des aménagements récents sur cette zone : échangeur routier et construction du CREPS.


Les compensations environnementales liées aux travaux d’aménagement de cette zone apparaissent ainsi sous dimensionnées.


Proposition n°1 :

Nos adhérents souhaitent une compensation plus forte que celle détaillée dans la concertation comme par exemple :

-Préciser clairement où et quand vont être reconstitués les habitats détruits et la flore

-Rendre publique et communiquer sur cette compensation (Quel organisme publique va contrôler cette compensation, quels sont les modalités de cette compensation, quels risques juridiques en cas de non-respect des obligations légales pour les contrevenants ?)

-Ajout de crapauducs dans d'autres endroits ou autres aménagement favorisant le maintien de la biodiversité en ville

-Financement de panneaux d'informations claires et accessibles indiquant les lieux de compensations

-Indiquer les lieux de compensations sur une application par exemple comme https://www.cartoquartiers.fr/


Proposition n°2 :

Les aires de remisages des rames pourraient être davantage exploitées en hauteur pour limiter notamment l'emprise au sol des bâtiments. Il en est de même pour le siège social, le bâtiment administratif et l'extension des P+R.


Proposition n°3 :

Nous proposons que le projet augmente ses compensations environnementales et prenne en compte les points soulevés par la MRAe et par exemple en mettant en place un réel corridor est ouest.


Proposition n°4 :

Nous proposons le rétablissement de la continuité écologique au sein des bassins hydrographiques.


Proposition n°5 :

Aux vues des destructions environnementales liées à la phase 2 du projet, nous pensons que les impacts environnementaux de la phase 3 doivent inclurent les pertes liées aux projets C et D de cette phase.


Proposition n°6 :

L'ARALB souhaite que la famille de tracés évitant le Gesvres soit retenue.


Observation n°2 : Raccordement des lignes 1 & 2 du tramway

Les bénéfices détaillés pour le bilan carbone décrivent les gains liés aux déplacements entre la zone du petit port vers la Haluchère jusqu'à la gare SNCF. Mais nous constatons que le raccordement des lignes n'est pas planifié. Ainsi il nous semble que les bénéfices environnementaux de ce projet ne seront pas réalisés et que cet argument ne peut être retenu.


Pour autant les habitants et usagés de ces zones et transports réclament depuis longtemps cette connexion. Nous rappelons que Nantes Métropole souhaite générer les équipements simultanément à la densification. Hors la zone Nantes Erdre est la partie de la ville avec le plus de projets d'habitations et de surfaces commerciales.


Proposition n°7 :

L'ARALB souhaite que le raccordement des lignes 1 et 2 soit prioritaire dans le plan de développement des transports.


Observation n°3 : Risque d’encombrement du périphérique

Nous attirons l'attention sur la porte 40 du périphérique, l'augmentation des passages de tramway et tram-train sont en « compétition » avec les flux automobiles, piétons, vélos et bus à cadences rapides. Nous n'avons pas eu de réponse à cette question lors de nos participations aux consultations.  Nous attirons l'attention des décideurs sur ce sujet qui pourra aggraver les temps de parcours et les risques liés aux encombrements sur la N844 et sur la route de Saint Joseph. 


Proposition n°8 :

L'ARALB souhaite que l'impact de l'augmentation de la fréquence de passage des tramways et tram-train au niveau de la porte 40 soit qualifiée et inclue dans le projet de connexion des lignes 1 et 2. Avec ces informations l'infrastructure de cette zone pourra être réellement discutée avec les usagers et les habitants.


Observation n°4 : Liaison Navibus Babinière Beaujoire

Les adhérents de l'ARALB ont en mémoire le souhait de Nantes Métropole, lors du projet Yellopark de maîtriser les flux de voitures lors des événements au stade et au parc des expositions. Les infrastructures prévues à la Babinière ont été présentées dans ce cadre. Il était question d’une liaison fluviale pour se rendre au stade de la Beaujoire et au palais des expositions.


Proposition n°9 :

L'ARALB souhaiterait que la SEMITAN et Nantes Métropole communiquent sur l'utilisation de ces investissements pour limiter les flux de voitures lors des événements cités.


Observation n°5 : Traitement des eaux de ruissellement des parkings

« La protection des eaux et la lutte contre toute pollution par déversements, écoulements, rejets, dépôts directs ou indirects de matières de toute nature et plus généralement par tout fait susceptible de provoquer ou d'accroître la dégradation des eaux en modifiant leurs caractéristiques physiques, chimiques, biologiques ou bactériologiques, qu'il s'agisse des eaux superficielles, souterraines ou des eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales ».


Dans les documents de consultation il est indiqué que le maître d'œuvre confirme que les eaux du CETX seront traitées. Est-ce que cette information vaut aussi pour les eaux de ruissellement de l'aire de stationnement de tram et des voitures ?


Observation n°6 : Incidences liées aux risques d’inondations sur les mobilités

« De la conservation et du libre écoulement des eaux et de la protection contre les inondations »Dans les documents de consultation il est indiqué que les inondations du point bas de la chaussée au niveau de la porte 39 ne seront pas impactés. Nous nous posons aussi cette question et nous souhaiterions connaître les détails de cette affirmation. En effet, les enjeux de ces épisodes d'inondation sont énormes pour les habitants. Chaque inondation du périphérique se traduit par une augmentation exponentielle des temps de parcours des usagers impliquant pour beaucoup d'entre eux de renoncer à des déplacements dans la zone Nantes Erdre. Seuls persistent les modalité piéton, cycle, tramway au mieux les temps de parcours usuels pour rejoindre par exemple la clinique Bretéché ou le commissariat sis à Waldeck Rousseau sont multipliés par 5. Une impossibilité de réaliser des déplacements avec les bus empruntant ce segment de périphérique. Lorsque ces déplacements ont pour finalité le retour à domicile ou de récupérer les enfants dans les crèches, les impacts ne sont plus quantifiables.


Proposition n°10 :

Lancer simultanément le projet de connexions afin de limiter l'impact des inondations du périphérique avec un tramway insensible à ce risque sur ce parcours.



Nous vous remercions Madame pour la considération que vous porterez à ces observations et propositions lors de votre traitement de l'enquête publique. 


Nous sommes bien entendu à votre disposition.


Nicolas Boulery

Président de l'ARALB



 


 

La réponse à notre lettre ouverte (en espérant que cela soit suffisamment lisible) - N'hésitez pas à donner vos impressions


 Un article était censé paraitre dans la presse avant le printemps, ce dernier n'a pas été publié au dernier moment, extrait:

"Nous constatons que la densification, qui n'a jamais été mise en débat, reste au cœur des réunions de quartiers partout dans Nantes ; pourtant nos élus esquivent toujours.

Les concertations citoyennes ont permis d’avancer sur le terrain de la démocratie locale; il reste cependant beaucoup de chemins à parcourir ; beaucoup de personnes présentes aux concertations au champs de manœuvre ou pour la maison de quartier nous ont fait part de leurs déceptions.

La future bibliothèque serait plus petite que l’ancienne avec plus de monde, logique ? Qu’avez vous projeter de construire en lieu et place de l’ancienne maison de quartier ? Les salles de sport sont elles suffisantes ? Avez vous envisagés les accès à la mosquée proche su stade ? Où iront jouer les enfants des 1400 nouveaux habitants rue Ouche buron ? Nous avons 3 quartiers prioritaires dans le secteur, ceci ne risque t il pas de dégrader la situation actuelle ? Allez vous mettre en valeur le monument aux morts pour la liberté des Batignolles ? PUP PARIDIS, pourquoi 30000 m² de bureaux quand des milliers de m² de bureaux sont vacants ? Allons nous enfin dé bitumer les parkings de la Beaujoire ? Quid de la pollution de l’air avec tout ce trafic routier ? Pourquoi n'y a t il aucun registre public concernant les compensations environnementales ? Comment sont "compensés" les milliers d'arbres coupés dans la métropole ? Etc, etc...

Nous avons aussi le sentiment que la stratégie développée par Nantes Métropole et certains acteurs de la promotion immobilière consiste à saucissonner les projets en des dizaines de petits projets afin qu’ils passent sous les radars de certaines obligations … Cette stratégie n’est pas souhaitable.

 

La lettre est ici: https://blog.grinpark.fr/; elle fait suite à la dernière réunion de quartier NANTES ERDRE et des échanges sur les réseaux sociaux."

dimanche 13 février 2022

Lettre ouverte à Madame Piau - Adjointe de quartier NANTES ERDRE - Déléguée au logement - Le 13 février 2022

Lettre ouverte à Madame Piau élue de quartier en réponse à plusieurs messages adressés à l’ARALB les 5 et 13 février 2022 sur un réseau social.

 

Madame l'adjoint de quartier,

Oui nous avons des attentes envers les élus qui nous représentent. Nous avons bien pris note de votre commentaire sur la dernière réunion de quartiers et sur les prochains ateliers.

Oui nous entendons votre remarque sur la participation des citoyens lors de réunions que vous nommez "ateliers de participants".

Et nous vous confirmons que des adhérents ainsi que des membres actifs à l'ARALB sont présents !

Nous avons pris le temps pour vous répondre afin de questionner à nouveau ces adhérents qui ont souhaité s'investir sur différents projets. 

Malheureusement nos adhérents nous ont décrit l'impossibilité factuelle de s'investir dans ce format de réunion. 

Pourquoi ? Car les retours unanimes décrivent des réunions d'informations sur des projets très avancés.

Oui il est important d'informer mais l'ARALB pense qu’après tant d'années d'expérimentation de démarches participatives celles-ci doivent être plus performantes. Savons-nous quelle proportion des remarques des habitants sont prises en compte ? Nantes se vante à juste titre de faire participer sur plein de sujets et nous sommes convaincus que c'est la bonne voix ne serait-ce pour l'illustrer la réflexion sur le long terme. 

Mais par ailleurs nous constatons que sur l'aménagement les élus se réservent le droit de réfléchir seuls ! Pourquoi ? En quoi est-ce que l'aménagement est moins à même d'impacter la qualité de vie des habitants que la gestion du grand âge, la 5G ou le tramway ?

Quels sont les enjeux qui animent les élus ? Pourquoi des élus pensent que les habitants ne sont pas légitimes ou incapables d'avoir un avis sur les constructions dans leurs quartiers ?

Est-ce que toutes les associations du CRI (Collectif des Riverains Résolus et Irrités regroupant une douzaine d’associations de quartier à Nantes et alentours) par exemple sont considérées comme des nuisances ? Si oui quelles nuisances apportent ces associations ?

L'ARALB


 Madame l'adjoint de quartier,

Nous n’avons pas participé au plan patrimoine et paysage du quartier Nantes Erdre en 2019. Nous vous rappelons que nous étions pris dans le fiasco que vous connaissez et qui fut abandonné en février 2019. ll nous a fallu du temps pour digérer ce traumatisme et rebondir, vous pouvez consulter notre blog https://blog.grinpark.fr/ sur lequel figure bon nombre d’informations.

Nous prenons note que d’autres « plan » de ce type vont voir le jour, en attente de plus de précisions.

Concernant les 15 lieux à réinventer, l’initiative est louable, cependant elle nous questionne sur les nombreux autres lieux qui ne sont pas à réinventer mais à hyperdensifier sans que ne soit réellement étudiés les besoins des habitants actuels et futurs: OUCHE BURON/MARSAUDERIES/BD DE LA BEAUJOIRE/ BATIGNOLLES... etc

Nous constatons que la densification, qui n'a jamais été mise en débat, reste au cœur des réunions de quartiers partout dans Nantes ; pourtant nos élus esquivent toujours.

Nous en avons assez de consacrer du temps à devoir choisir entre des pare terres de fleurs quand c'est tout notre quotidien, des zones humides entières qui sont livrées aux intérêts économiques. On ne peut pas considérer que les bureaux du PUP Paridis ou encore le cinéma multiplex de la chapelle sur Erdre répondent au mal logement...

Nous rappelons que les habitants sont les spécialistes de leur quartier en tant que maître d’usage. La densification urbaine, si elle n’est pas bâti conjointement avec les habitants, complétée par une densification égale du végétale, d’une nature vivante, de lieux à vivre en commun, d’espaces de jeu...etc ne permettra jamais d’atteindre l’objectif visé, à savoir améliorer la qualité de vivre (Qualité d’air, mobilité douce, îlots de fraîcheur, accès aux services et petits commerces de proximité…).

Au sujet des ateliers de réflexion de quartier, nous nous félicitons du respect de la loi pour les grands aménagements. Nous rappelons ici qu’il s’agit d’ une obligation légale minimale, tout projet d’aménagement, sauf erreur, est un projet collectif qui doit inclure un conseil citoyen (loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, dite « loi Lamy »)

Les concertations citoyennes ont permis d’avancer sur le terrain de la démocratie locale; il reste cependant beaucoup de chemins à parcourir ; beaucoup de personnes présentes aux concertations au champs de manœuvre ou pour la maison de quartier nous ont fait part de leurs déceptions.

La future bibliothèque serait plus petite que l’ancienne avec plus de monde, logique ? Qu’avez vous projeté de construire en lieu et place de l’ancienne maison de quartier ? Les salles de sport sont elles suffisantes ? Avez vous envisagé les accès à la mosquée proche su stade ? Où iront jouer les enfants des 1400 nouveaux habitants rue Ouche buron ? Nous avons 3 quartiers prioritaires dans le secteur, ceci ne risque t il pas de dégrader la situation actuelle ? Allez vous mettre en valeur le monument aux morts pour la liberté des Batignolles ? PUP PARIDIS, pourquoi 30000 m² de bureaux quand des milliers de m² de bureaux sont vacants ? Allons nous enfin dé bitumer les parkings de la Beaujoire ? Quid de la pollution de l’air avec tout ce trafic routier ? Pourquoi n'y a t il aucun registre public concernant les compensations environnementales ? Comment sont "compensés" les milliers d'arbres coupés dans la métropole ? Etc, etc...

Nous avons aussi le sentiment que la stratégie développée par Nantes Métropole et certains acteurs de la promotion immobilière consiste à saucissonner les projets en des dizaines de petits projets afin qu’ils passent sous les radars de certaines obligations … Cette stratégie n’est pas souhaitable.

Nous avons beaucoup de questions et peu d’espace pour dialoguer réellement, nous savons la charge de travail des élus, nous interpellons à travers nos échanges la METROPOLE pour demander de lancer rapidement une concertation globale dans notre quartier et que cesse l'opacité dans la fabrique de la ville.

L’ARALB

dimanche 23 janvier 2022

UN CINEMA MULTIPLEX DANS LES BOIS A LA CHAPELLE SUR ERDRE ???

 

Nous avons participé à un rassemblement samedi matin en solidarité avec l'association LA CHAPELLE VILLE NATURE (LCVN) dans leur lutte contre l'implantation d'un cinéma multiplex qui occasionnera la destruction d'un espace naturel, une zone humide de 12000 m² composée de petites mares et de 350 chênes cinquantenaires. 


 Étaient présents: des riverains consternés, un naturaliste indépendant, plusieurs collectifs dont l'ARALB et des membres du CRI (Collectif des Citoyens Résolus et Irrités). Le collectif ASEV qui s'est fait entendre il y a peu pour protéger les arbres d'alignement à VERTOU promis à destruction (Lutte remportée).


Ce projet est scandaleux à plusieurs titres:

-Présence de terrains à proximité déjà urbanisés exploitables pour un tel projet

-Privatisation d'un espace public naturel (Un lieu de détente pour les marcheurs, les coureurs, les chevaux et poney font le plaisir des nouveaux habitants et de leurs enfants tout proche)

-Les arbres sont les meilleurs alliés contre le réchauffement climatique

-La protection de la nature en ville et de la biodiversité est une priorité de la métropole nantaise...

-Inventaires faunistiques et florales non rendu public  

-Un nouvel îlot de chaleur

Pétition ici:  https://www.mesopinions.com/petition/social/cinema-chapelle-erdre-lieu-choisi-chapelain/101031

Le communiqué de LCVN :

"Bonjour

Je vous rappelle que nous organisons avec le GNSA - Groupe National de Surveillance des Arbres du Pays Nantais un rassemblement  le samedi 22 janvier matin à 11h avenue Olympe de Gouges à La Chapelle sur Erdre pour dénoncer le projet de Cinéma Multiplex, destructeur d'un bois urbain  (350 arbres, dont une majorité de chênes cinquantenaires) sur une parcelle de 1,2 ha, avec présence avérée d'espèces protégées (confirmé par Bretagne Vivante). 

Cette parcelle en partie boisée, située à 200m de la zone Natura 2000 des marais de l'Erdre et de la ZNIEFF "Boire de Nay et Hocmard" n'a pas vocation à disparaître pour faire place à des places de parking et à un Cinéma Multiplex ! 

Nous ne disposons toujours pas des résultats de l'inventaire "Faune et Flore" réalisé par ARTELIA  en 2021, à la demande de la ville de La Chapelle sur Erdre, sur pression de Bretagne Vivante. Suite à l'article de Presse Océan du 15 janvier, où Fabrice Roussel évoque l'existence de cet inventaire, nous lui avons demandé lundi 17 janvier de nous en communiquer les résultats, sans réponse de sa part pour l'instant.

La DDTM a également été sollicitée le 19 janvier pour obtenir les résultats de l'inventaire "Faune et flore" .

De la même façon, nous avons alerté le 12 janvier , l'Office Français de la Biodiversité de Loire Atlantique sur la nécessité d'informer le pétitionnaire GRAND ECRAN, sur ses obligations vis à vis du Code de l'Environnement (Respect de l' article L. 411-1) .

L'événement du rassemblement LA CHAPELLE VILLE NATURE et GNSA est accessible sur Facebook : 


N'hésitez pas à le partager et à faire venir le plus de monde possible samedi matin. 

Je compte sur vous pour soutenir cette action emblématique de notre combat légal contre la destruction systématique de la biodiversité dans notre ville à la campagne.

Frédéric Denormandie

La Chapelle Ville Nature"

Liens:

LVCN: https://fr-fr.facebook.com/pg/lachapellevillenature/posts/ 

ASEV: : https://www.facebook.com/ASEVVertou/

lundi 20 décembre 2021

L'ERREUR EST URBAINE "Et la critique est saine" (Réflexions non académiques d un adhérent autour de la Beaujoire, le 9 novembre 2021)

 

L'ERREUR EST URBAINE

"Et la critique est saine"

(Réflexions non académiques d'un adhérent autour de la Beaujoire, le 9 novembre 2021)

Le quartier Nantes Erdre fin des années 80

Y aurait il une erreur urbaine au quartier Beaujoire à Nantes Erdre ?

Un bout de ville périphérique en mutation (sans aller jusqu' à Pripiat);  "vert" et le plus faiblement peuplé de la Métropole de Nantes, ses ex vergers, ses ex puits, ses ex chemins, ses ex talus, son ex village : la "Beaujoère", ses toits en shed, ses usines, ses ex locomotives à vapeur: les Batignolles, un stade de foot, une halle XXL, un périphérique, un tramway, des micros quartiers pavillonnaires, des copropriétés, une cité, une jolie rivière: une retenue d'eau en accès partiellement privatisé.

Ici, vous ne trouverez pas beaucoup de petits commerces, pas de grand marché populaire, de fête patronale, de carnaval, pas de cinéma; plus de soirées dansantes dans la salle festive (le DUB étant trop bruyant).

On trouve en revanche, beaucoup de magasins alimentaires: Carrefour, Leclerc, LIDL, Intermarché, un petit U express, un petit Carrefour City, deux Bio-coop, un autre magasin bio et un Castorama.

Ce n'est pas ici qu'on mourra de faim tant qu'on aura les moyens.

Notons l'absence de WC publics pour une ville accueillante, bienveillante, moderne et attractive.

Un marché à 2 km d'ici à St Joseph de Porterie; la plupart des gens du coin vont aux Supermarchés, c'est pratique, on y trouve des prix bons marchés et des places pour se garer.

Une mer de bitume et des publicités :

  • 15 hectares de parkings stériles et asphaltés.

  • Une cinquante de panneaux publicitaires et des caméras de surveillance pour nous sentir en sécurité.

Pour les peines de cœur ou de l'"âme",  une farandole d'édifices religieux, catholique, protestant, orthodoxe, mosquée, qui dit mieux? Existe t il ailleurs pareil endroit? Le Paradis est ici, face à la rue Louise Michel.

Les jours de matchs, les jours d'expo au palais, ça grouille de monde, les gens se garent même parfois le long du périphérique, le long des routes sur les pistes cyclables.

Certains riverains ferment des barrières pour fermer leur enclos, accès privé, chacun chez soit. Il faut dire qu'avant le stationnement était sauvage, difficile de sortir de sa maison.

Les jours de matchs, des supporters urinent le longs des limites des propriétés, ça agace le voisinage.

Tout est bien pensé pour la tranquillité :

  • En cas de soucis, les internautes citoyens prennent des photos qu'ils mettent sur les réseaux sociaux.

  • En cas d'incivilité, les gens peuvent utiliser l'application "Nantes dans ma poche".

  • En cas de graffiti, la brigade anti graffiti efface rapidement toute revendication illico.

  • En cas de ras de bol général vous pouvez remplir un formulaire à la maison de la tranquillité.

  • En cas de problème gastrique, l'indispensable "applicacation" "Ici Toilette"*

*PS: Les start-up locales travailleraient déjà sur un QR code pour se passer de PQ.

Les soirs de fêtes, hors matchs, des gens dans des voitures font des rodéos sur les parkings, parfois de la mini moto.

Les mouettes volent à la recherche de frites oubliées par les supporters.

Les bois alentours servent de dépotoirs, de nombreux gobelets, bouteilles et sacs plastiques se mêlent au décor végétal, à la nature en vrille (ville).

Quelques êtres perdus dorment sous des bâches ou sous des tentes... 8 6, bière XXL, bouteilles de rhum pour cuisiner, sachet d'herbe à côté des trottinettes.

Le week-end, des fêtards picolent le soir et les voitures font boom boom sous le seul pont du secteur, un abris gratuit pour danser quand il pleut.

Le soir encore plus tard, des couples se rejoignent dans les bois ou dans leurs voitures, échangent parfois de l'argent contre un semblant d'amour.

C'est un peu la vie autour du stade entre deux matchs et une expo mais pas que (ouf). On a des Moto-écoles, une auto école, la zone des supporters visiteurs pour jouer aux boules, pour balader son chien et de la place pour faire un barbecue entre deux voitures et faire des courses de voitures téléguidées.

Et puis il reste encore quelques oiseaux rares, quelques écureuils, une sauterelle de Noël, des capricornes et des jardins ouvriers à côté de la déchetterie le long du périphérique.

Au bord de cet étrange univers les quartiers sont morcelés:

  • coupés par un boulevard,

  • coupés par une 4 voies,

  • coupés par des grillages et des murs,

  • coupés socialement.

L'air est pollué mais beaucoup moins qu'à l'époque des cités en bois et sous nos pieds, on trouve encore de l'arsenic.

L'erreur urbaine a toute sa place ici même si au fond c'est pas si grave.

Interlude "Y'a de la joie dans les ghettos"

La fabrique de la Bile (ville), c'est un état de stress généré quand on a goûté au "monologue citoyen" (dialogue) local .

C'était au mois de septembre 2017, une météorite du nom de YELLOPARK arrivait dans le quartier pour le transformer en boites de sucres.

Un terrain de 23 hectares, un non lieu de vie, un tiers lieux mi sauvage abandonné à une drôle de chimère: une hydre à trois têtes.

 Du rayonnement qu'ils disaient...

Un gâteau d'espace public à bétonner et pas cher, une sorte de "Curée nantaise" bradé à 47 € le m² à un promoteur, un directeur de foot véreux et à une maîtrise d'ouvrage cachée : Nantes Métropole.

Allégeance

Le quart restant étant pour les habitants, les miettes: les promesses d'une halle marché et d'ilots de fraicheur à l'ombre des tours en passant par une passerelle douce au dessus du "périph".

Un projet de 50000 m² de bureaux, des milliers de logements, une tour de 120 m de hauteur, un patrimoine amianté, le stade de la Beaujoire, mondialement connu; promu à la destruction.

Et un stade business tout neuf à construire collé à des habitations au bord d'une zone inscrite : l Erdre et dans le périmètre d'un bâtiment classé: la mairie annexe du quartier.

 Non au béton! Oui au bonbon!

Nos élites, depuis 2016 imaginaient ce jolie projet nommé "Colisé" en secret, sans les habitants, entre gens de bonnes familles.

Un quartier attractif clé en main, entièrement privé, un "nouveau cœur"pour la Beaujoire.

Drôle de cœur, lors de la première réunion, des dizaines de cars de CRS étaient positionnés le long de la rue des pays de la Loire. De quoi avaient ils peurs?

L'erreur est urbaine ici en serait l'incarnation; la suite on la connait maintenant qu'elle passe même sur France Culture.

Les habitants se sont mobilisés pour dire NON; se sont organisés, se sont associés.

Pendant 2 ans, une convergence improbable a eu lieu entre habitants, avocats, supporters, une ancienne résistante, de jeunes urbanistes, un géographe, des juristes, des ouvriers, des cadres, des écologistes, l'architecte du premier stade, des commerçants ambulants, des gens.. 

 

Et le quartier a été "stické" massivement plus d'une année par une horde d'individus un peu fâchés.

Et les supporters de foot chantaient!

La Beaujoire était une ZAD dans les années 80.

Bref, aussitôt arrivé, aussitôt reparti, le projet urbain secret a été abandonné début 2019. 

Puis un épisode délirant de double stade: "2 stades côte à côté vous dites" ? 

La passerelle pour les mobilités douces au dessus du périphérique : abandonnée. La halle marché : abandonnée. Les quelques éléments tangibles, désirés, nécessaires: abandonnés. Les riverains: lessivés !

 

2021, toujours pas contents les habitants?

Depuis l'abandon, quelques soubresauts de la part d' habitants: une carte sensible du quartier a été réalisée avant les élections juste avant le Covid puis une carte carrée pour illustrer des intentions d'aménagement d'habitants..

La métropole reste fidèle au dogme de la métropolisation, de 29 000 habitants l'objectif c'est 40 000 sur Nantes Erdre !!! Un non dit. Des immeubles partout, "c'est comme ça", un département disparait tout les 7 ans, 'on lâchera rien", faut construire la ville sur la ville, faut construire des logements pour faire chuter les prix...

Blablabla, ça ne marche pas vraiment, le prix du m² explose et c'est aussi la ville du "sale quart d'heure" pour beaucoup d'habitants, osons le jeu de mot.

De Yellopark, Nantes Métropole n'a donc rien retenu; le dernier projet PARIDIS sous forme d'un PUP (Projet Urbain Partenarial) le démontre à nouveau. 30 000 m² de bureaux, 4 000 places de parkings supplémentaires, imperméabilisation des sols, accroissement de la destruction du petit commerce.

La nausée!

Les projets d'aménagement urbains sur Nantes Métropole sont opaques, peu démocratiques et ne respectent pas toutes les règles du code de l'environnement :

  • Les objectifs du PLUM (Plan Local de l'Urbanisme) pour le respect de la biodiversité : balayés.

  • Les objectifs pour stopper l'imperméabilisation du sol: balayé.

  • Le dialogue citoyen: bafoué.

  • La transparence: oubliée.

Rue Ouche buron, l'arrivée de 1400 nouveaux habitants inquiète. Ils seront prochainement coincés entre le périphérique et le tramway." Ça va être un bordel monstre" alerte un technicien de la métropole en off.

On se prépare à accueillir des familles, des enfants, des ados à qui on promet de venir respirer le grand air du périphérique, un air qui tue 40 000 personnes (au moins) prématurément chaque année en France.

Aucun parc pour se distraire à proximité n'a été imaginé, surement la faute à l'abandon du Yellopark... Pas d'espaces de jeux, saturation des lieux de sports et écoles actuelles alors qu'a proximité on a plusieurs quartiers prioritaires: La Halvêque, le Ranzay, Port Boyer..

Les habitants commencent déjà à percevoir les conséquences du manque d'anticipation de nos élus, sur St Joseph de Porterie: tension pour des stationnements, déchargent sauvages, bouchons matin et soir, de plus en plus de vols, disparitions de petites faunes (oiseaux, mammifères..), cambriolages, incivilités gratuites.

Une ambiance de défiance. Le vivre ensemble a été tellement oublié que nos élus s'interroge sur un espace socio culturel dans la bourgade.

Nous serions des privilégiés à Nantes, on aurait des problèmes de riches avec le magnifique parc de la Roseraie, l'un des 100 parcs de la ville. "Oui mais"... le parc commence a être saturé aux beaux jours.

Ce parc sert d'alibi pour bétonner tous les vergers et une grande partie de notre dernière forêt au lieu dit du champs de manœuvre.

On nous rappelle qu'il y a une plaine de jeu juste à côté. Plaine squattée durant 3 années, polluée à l'extrême par des tonnes de carcasses de voitures et autres poubelles qui ont fait oublié que ce secteur ludique existait: stade de foot avec but sans filet, terrains de tennis sans filet, un Skatepark avec 3 modules obsolètes pour apprendre à rouler sur des feuilles mortes.

L'absence de dialogue avec nos élus ne serait il pas la sève de l'erreur est urbaine ? Des questions à la pelle, pourquoi :

  • n'anticipent t ils pas assez ?

  • n'y a t il pas de vision d'ensemble ?

  • une fois élu, ne consulte t on plus les électeurs ?

  • préfère t on, à priori, les promoteurs et les investisseurs ?

  • préfère t on, à priori, les mastodontes de la distribution alimentaire ?

  • considère t on, à priori, les arbres comme des objets ?

  • fragmenter et diviser la ville en micro quartiers souvent enclavés  ?

  • transforme t on nos villes en "smart City", en musée ou en parc d'attraction ?

  • nos rues ressemblent à des rayons de supermarchés ?

  • des gens dorment encore dehors alors qu’il y a des bâtiments vides ?

  • Pourquoi Airbnb, pourquoi des alignements d'immeubles étouffants, pourquoi "la nature en ville" et pas "la Nature vivante en ville" ?

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